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Le coût social des défaillances d'entreprise au niveau de 2009

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Les indicateurs 2013 publiés par la compagnie d'assurance crédit Coface s'approchent de ceux observés en pleine récession. La croissance du PIB attendue cette année ne sera pas suffisante pour inverser la tendance.

Le coût social des défaillances d'entreprise au niveau de 2009

Avec près de 63 500 défaillances d'entreprise (redressement judiciaire ou liquidation) en 2013, la France retrouve donc le niveau élevé atteint en 2009, année de forte récession. Les données collectées par la Coface sont surtout inquiétantes si l'on prend on compte le coût financier représenté par les dettes fournisseurs (à 4,8 milliards d'euros, le niveau est comparable à celui de 2009) et le coût social, représenté par les emplois menacés (presque 212 000), en hausse de plus de 6 % par rapport à l'année précédente. La distribution - en particulièrement les librairies, fleuristes et vendeurs de jouets -, les services aux particuliers et l'électronique ont été les plus affectés, tandis que la chimie est le seul secteur où les défaillances ont reculé.

2014 commence mieux

Il y a pourtant quelques motifs de satisfaction, selon les économistes de la Coface : la situation s'est améliorée au dernier trimestre de 2013 et surtout, au début de 2014 ; par ailleurs, le taux de défaillance enregistré en 2013 (nombre de défaillances rapporté au nombre total d'entreprise) s'est stabilisé et correspond aux niveaux d'avant-crise.

Il faudrait cependant un taux de croissance du PIB de 1,6 % cette année pour inverser la tendance (le gouvernement anticipe 0,9 %), selon les calculs de la Coface. Ce point mort se situe à 1,7 % en Allemagne (la croissance anticipée est du même ordre), à seulement 0,4 % en Italie, et même à - 0,7 % au Japon, où les entreprises résistent très bien des environnements économiques déprimés.

Mot clés : Coface |

Antoine Gendre