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Trésorerie : des placements dictés par la liquidité

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Avec des encours de trésorerie qui atteignent des records et un contexte de taux durablement bas, voire négatifs, l'enjeu de la gestion des portefeuilles reste principalement lié à la liquidité, au détriment de la performance.

Trésorerie : des placements dictés par la liquidité

La liquidité constitue le critère majeur de sélection d'un support de trésorerie pour la moitié des entreprises, selon une étude récente menée par le cabinet bfinance en partenariat avec Natixis Global Asset Management auprès de 72 responsables financiers de grands groupes, ETI et investisseurs institutionnels français. " Globalement, la performance pèse peu dans les décisions d'allocation de la trésorerie en comparaison des impératifs de liquidité et de préservation du capital ", constate le rapport. Et ce, malgré le basculement des taux courts européens en territoire négatif, à l'automne 2014. En effet, sur un horizon d'un, deux ou trois mois, une part non négligeable de fonds monétaires affiche une performance annualisée inférieure à zéro. En dépit de ce contexte, les gestionnaires de trésorerie n'entendent pas modifier le niveau de risque de leurs portefeuilles pour endiguer la faiblesse des rendements actuels. Ils s'attendent en conséquence à un nouveau recul de la performance moyenne de leur portefeuille cette année, à 0,67 % contre 0,96 % en 2014.

Une stratégie d'allocation stable

Le portefeuille moyen de la trésorerie est actuellement investi à 50 % sur des supports bancaires (dépôts à vue, comptes courants rémunérés, comptes à termes, dépôts à terme). Les OPCVM monétaires représentent 32 % de l'allocation moyenne de trésorerie, les OPCVM obligataires court terme 3 % et les titres de créances négociables 4 %. En 2015, les responsables financiers interrogés prévoient de continuer à privilégier les supports bancaires (CAT/DAT) dans leurs décisions d'allocation. Le solde net d'intentions d'investissements ressort à + 40 % pour les comptes courants rémunérés, + 31 % pour les comptes à terme et + 19 % pour les dépôts à terme. En revanche, les répondants sont plus nombreux à vouloir réduire la part de leurs investissements de trésorerie placée en OPCVM monétaires. Le solde net d'intentions d'investissement sur les OPCVM de la catégorie AMF court terme ressort à - 40 % ; " Alors que six répondants sur dix considèrent au moins ¼ de leur encours de trésorerie comme structurel, ce volant de liquidités n'est pas investi sur des supports à horizon plus long ou à profil de risque plus élevé, potentiellement plus rémunérateurs ", relèvent les auteurs de l'étude.