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PME-ETI : une communication financière pas toujours adéquate

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Selon une étude de KPMG, les investisseurs reprochent aux groupes du middle market un délai de communication de comptes trop long. Elle constate également un décalage entre les données communiquées par les entreprises et celles attendues par les investisseurs.

PME-ETI : une communication financière pas toujours adéquate

Bien mais peut mieux faire. KPMG a publié ce lundi une étude sur la communication financière des entreprises du middle market (PME de plus de 50 salariés et ETI). Le cabinet de conseil et d'audit a interrogé 162 groupes industriels et commerciaux, ainsi que 32 investisseurs (sociétés de capital risque, capital développement, fonds d'investissement, banques). Il en ressort que les informations transmises aux financeurs sont de bonne qualité. En revanche, certains points restent à améliorer de la part des entreprises.

Rythme mensuel ou trimestriel

Tout d'abord les délais de communication des comptes. Plus de neuf investisseurs sur dix (91 %) souhaiteraient obtenir des comptes consolidés sous quatre mois après la clôture de l'exercice. Dans les faits, seulement 38 % des groupes du middle market les communiquent dans ce délai. " Les ETI et PME interrogées, et plus particulièrement celles qui ont un chiffre d'affaires inférieur à 500 millions d'euros, ne disposent pas toutes d'outils homogènes à l'ensemble du groupe facilitant l'obtention de chiffres consolidés de manière récurrente et rapide ", explique KPMG.

Par ailleurs, plus d'un investisseur sur trois (37 %) affirme qu'il préférerait obtenir des chiffres consolidés à un rythme mensuel ou trimestriel alors que la plupart des PME-ETI (68 %) ne produisent qu'une consolidation annuelle.

Indicateurs de rentabilité et de solvabilité

L'étude met également l'exergue sur le décalage existant entre les éléments financiers communiqués par les groupes et ceux dont les investisseurs affirment avoir besoin. Les groupes communiquent principalement sur les grands agrégats comptables. Ils considèrent le chiffre d'affaires important à 72 % contre 37 % pour les investisseurs. Même décalage concernant le résultat net : 50 % des entreprises l'estiment important contre seulement 21 % des investisseurs.

L'étude montre que ces derniers s'intéressent davantage aux indicateurs de rentabilité et de solvalbilité qui reflètent mieux la création de valeur : endettement net (79 %), EBITDA (67 %) ou free cash flow (54 %). " Le tableau des flux de trésorerie consolidé constitue en cela l'indicateur premier que les financeurs voudraient voir analyser et moduler pour le développer sur des prévisionnels d'activité ", note l'étude.