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Frais financiers : osez challenger vos banques

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Le contexte bancaire actuel offre aux entreprises des opportunités d'optimisation et de renégociation de leurs frais financiers. A condition de bien s'y préparer c'est à dire cartographier, évaluer sa cotation...

Frais financiers : osez challenger vos banques

Souvent, les entreprises n'osent pas négocier leurs frais bancaires. A tort. " Les banques peuvent être challengées, assure Ludovic Letellier, associé et expert en frais bancaires au sein du réseau Euklead. A partir du moment où l'entreprise affiche une bonne structure financière et une cotation banque de France correcte, elle peut négocier avec son banquier. Celui-ci est toujours intéressé par le fait de conserver une relation durable avec ses clients. "

En amont de la négociation, il est important de cartographier avec précision les différents flux bancaires et d'en évaluer le coût. Il est possible pour cela de se faire accompagner par un cabinet d'experts qui va réaliser un audit complet des coûts par banque et par compte afin de rechercher les sources potentielles d'économies.

Cotation Bâle 2

La connaissance par l'entreprise de sa cotation Bâle 2 au sein de sa banque est également un élément de négociation non négligeable, car plus la cotation sera bonne, meilleurs seront les taux proposés. Cette cotation dépend de deux éléments : le bilan de l'entreprise et la qualité de la relation qu'elle entretient avec sa banque. Les entreprises n'ont généralement pas accès à cette cotation, dont les critères varient d'une banque à l'autre. Là encore, il peut être intéressant de se faire éclairer par des experts du milieu bancaire.

Commissions

Ces atouts en main, l'entreprise est armée pour négocier au mieux ses frais bancaires. " Sur certains flux financiers, il peut être appliqué jusqu'à trois commissions différentes ", souligne Ludovic Letellier.

Le contexte actuel de baisse des taux d'emprunt est particulièrement favorable à la renégociation, en particulier pour les financements qui ont été obtenus entre 2008 et 2011, alors que les taux étaient élevés.