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Besoin de liquidités ? Pensez au financement de la supply chain !

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Le financement de la supply chain pourrait être une réponse aux difficultés d'accès au crédit des entreprises européennes. Une étude de Demica montre qu'il permettrait aux fournisseurs de dégager 43,5 milliards d'euros de liquidités.

Besoin de liquidités ? Pensez au financement de la supply chain !

43,5 milliards d'euros : c'est le montant de liquidités que pourraient dégager les fournisseurs français des secteurs de la fabrication, du commerce de gros et de la logistique via le financement de la supply chain (SCF appelé également financement du crédit fournisseur). Ce chiffre est révélé par une étude de la société de financement de fonds de roulement Demica. Intéressant pour les entreprises, notamment les PME, qui rencontrent des difficultés à obtenir des prêts à des taux abordables.

Un enjeu de taille en Europe occidentale

En Allemagne, les liquidités supplémentaires que permettrait de dégager ce système de financement dans ces secteurs s'élèveraient à 44,1 milliards d'euros. Alors qu'en Grande Bretagne elles ne seraient que de 8,8 milliards d'euros. En Europe de l'Est, même si ce procédé est moins intéressant que pour les pays d'Europe de l'Ouest (seuls 16 milliards d'euros pourraient être dégagés pour les fournisseurs basés en Pologne, République Tchèque et Hongrie réunis), il reste un moyen de faire face au resserrement du crédit imposé par les banques occidentales.

Les acheteurs aussi concernés

Quant aux entreprises acheteuses, en plus de payer plus rapidement leurs fournisseurs et donc de s'assurer de leur fidélité, elles dégagent elles aussi des liquidités puisqu'elles disposent d'un délai plus long pour payer le solde final de la facture. Le rapport de Demica fait état d'un fonds de roulement de 37,6 milliards d'euros pour les gros acheteurs actifs dans les secteurs de la fabrication, du commerce de gros et de la logistique en France, 87,5 milliards d'euros en Allemagne et 19,7 milliards d'euros au Royaume-Uni. Quant aux entreprises acheteuses dont le siège se trouve en Pologne, en République Tchèque et en Hongrie, elles pourraient libérer 15,4 milliards d'euros de liquidités.