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L'intelligence artificielle doit-elle vraiment évoluer vers l'humaine ?

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Une tendance se dessine: les bots "assistants virtuels" ont des prénoms féminins, les "vrais programmes d'IA" des masculins. D'où cette question : l'intelligence humaine est-elle, elle, capable d'évoluer ?

'Non mais c'est pas possible': Instantané d'une RC qui découvre que...

"Non mais c'est pas possible": Instantané d'une RC qui découvre que...

L'intelligence artificielle, parfois qualifiée de "disruption exceptionnelle" (si, si, vous avez bien lu : vous pensiez qu'une disruption en tant que telle était déjà exceptionnelle, mais non), est pleine de potentialités. Elle contient en creux une révolution complète de notre monde lorsqu'elle aura dépassé son stade actuel, ou du moins le plus répandu, celui de l'IA faible ou descendante. Celle-ci peut se définir ainsi : reproduire le plus fidèlement possible, à l'aide d'un programme informatique, le résultat d'un comportement spécifique observé à l'avance et ne donnant pas d'application non prévue. Les programmes de type descendant ne visent pas à évoluer.

Le vrai cap sera franchi lorsque l'intelligence artificielle forte ou ascendante habitera outils et solutions, puisque cette IA se veut l'approche la plus similaire au comportement humain, en faisant commencer le programme avec des choses simples pour arriver au final à des choses compliquées. L'automate serait capable de penser et son raisonnement serait le même que celui d'un être humain. Et donc d'évoluer.

Eh bien, pas si sûr, puisqu'il n'est pas certain que l'intelligence humaine elle-même soit capable d'évoluer. La preuve ? La tendance qui veut que les bots "assistants virtuels" soient dotés de prénoms féminins, type Wanda pour Unit 4, Pegg pour Sage (et d'une voix douce, rassurante), quand les "vrais programmes d'intelligence artificielle" se voient attribuer des (pré)noms masculins ou à connotation masculine : Watson pour IBM, Einstein pour Salesforce. Et ils et elles ne se sont pas autobaptisés ! Ces attributions de prénoms sont le fruit de réflexions collectives humaines, de brainstorming entre membres haut placés dans la hiérarchie des entreprises susmentionnées, où des femmes siègent, je l'espère (voire le crains, désormais).

À la rédaction, nous élevons en ce moment même un robot (merci Trendsboard pour votre confiance !) afin qu'il soit notamment en mesure de nous aider à repérer, dans la masse d'informations circulant sur le Web, les plus pertinentes pour notre lectorat. Eh bien vous savez quoi ? Ce robot aura un prénom neutre, voire inventé.

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