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Restitution de véhicules: viser l'état standard

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Lorsque le contrat de location arrive à son terme, il vous faut restituer le véhicule. Une échéance qui se prépare et s'anticipe pour éviter toute mauvaise surprise. Voici quelques conseils à suivre.

Restitution de véhicules: viser l'état standard

Au moment de la restitution d'un véhicule en LOA (location avec option d'achat), l'entreprise doit choisir entre racheter la voiture ou souscrire à une nouvelle LOA. Une alternative qu'elle n'aura pas si elle a contracté le véhicule en LLD (location longue durée). Là, elle n'aura qu'à restituer l'automobile. Mais dans les deux cas, elle devra faire face à une question: dans quel état est la voiture?

1. Le kilométrage: du malus, pas de bonus

Les contrats de LLD et de LOA prévoient un kilométrage total au terme de l'engagement. C'est de lui dont dépendent les mensualités. Logique: il déterminera la valeur de reprise des véhicules. Il est donc impératif de respecter l'engagement signé à la souscription du contrat. Exemple: pour une LLD de 37 mois, un constructeur propose un contrat de 60000 km, ce qui est idéal pour un grand rouleur. S'il venait à être dépassé, les problèmes pourraient commencer. Sauf si le détenteur du contrat n'excède pas les 5% de kilomètres en plus (63000 km pour notre exemple), auquel cas il est généralement exempté de pénalités.

Sinon, ces dernières peuvent vite grimper. Et alourdir d'autant le coût final du véhicule. Une somme d'autant plus douloureuse à débourser qu'aucune bonification n'est prévue à l'inverse, lorsque le kilométrage prévu n'a pas été atteint. Dans les deux cas, mieux vaut contacter son concessionnaire dès que l'on constate que le kilométrage contractuel prévu a été sous-évalué ou surévalué. Ce dernier ou l'organisme loueur proposera alors un ajustement des mensualités, ce qui évitera d'éventuelles mauvaises surprises à la restitution du véhicule.

Toutefois, les constructeurs savent aussi se montrer conciliants en cas de nouvelle souscription d'un contrat: ils ne prennent pas le risque de voir le client aller à la concurrence. Dans le cas de flottes, il n'est pas rare que le commercial du constructeur réalise une péréquation entre les véhicules qui ont peu roulé et ceux qui ont dépassé l'objectif kilométrique, ceci toujours dans la perspective du renouvellement.

2. État standard de restitution

Après la question essentielle du kilométrage, la restitution pose celle de l'état général du véhicule. Là se confrontent généralement deux points de vue. D'un côté, le loueur (entreprise spécialisée ou concessionnaire) cherchera à savoir dans quel état est la voiture, tout en espérant qu'elle ne soit pas à l'état d'épave. De l'autre, l'entreprise restituant le véhicule se demandera surtout ce que la location lui aura coûté. Car dans tous les cas, il faudra revendre ce véhicule en occasion. Et plus celui-ci est dégradé, plus sa remise en état coûtera cher, donc, de facto, diminuera sa valeur de revente.

En général, les organismes loueurs ou les concessionnaires considèrent qu'ils vont avoir à leur charge l'équivalent d'entre un et trois mois de loyer pour remettre en état une voiture après sa restitution. C'est pour cette raison qu'ils cherchent parfois à imputer ce coût au client. Sauf qu'il est illusoire de rendre un véhicule "quasiment à l'état neuf", surtout quand il a roulé trois ou quatre ans pour des activités professionnelles.

Pour parvenir à un modus vivendi, le Syndicat des loueurs longue durée (le SNLVLD) vient de publier un livret à destination des clients et des conducteurs. L'objectif? Que les organismes et les clients connaissent dans quel état doit être rendu un véhicule en établissant un "état standard de restitution". Et ce en énumérant les différents points à vérifier pour éviter toute surfacturation ou complication lors de la restitution.

Lesdits points concernent tout d'abord, naturellement, l'aspect extérieur du véhicule, au premier rang desquels se trouvent les jantes, dont le coût, pour certaines références, peut atteindre 1000 euros pièce. Les coups de trottoir qui ont pu les rayer sont onéreux à réparer, quand il ne faut pas carrément remplacer celles-ci. Quant aux enjoliveurs, ils sont évidemment moins chers... à condition que la voiture ait bien les quatre.

Autre point sensible: le vitrage. Tous les conducteurs ne pensent pas forcément à faire réparer un impact sur un pare-brise. Or, si l'éclat est trop important, ou en cas de fissure, il n'y aura d'autre alternative que de le remplacer. Les chocs sur la carrosserie sont onéreux, mais le coût d'un débosselage est moins élevé que par le passé du fait du progrès de la technique et de l'amélioration des aciers.

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