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Des centaines de fournisseurs et un changement d'actionnaire : focus sur la collaboration credit manager et directeur achats, groupe ISB

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En première ligne dans la gestion du risque fournisseurs à l'international, le binôme achats-finance du groupe ISB s'est encore renforcé à la suite du changement d'actionnariat. Explications de Jean-Louis Camici, directeur achats et Patrick Flament, responsable du credit management.

Des centaines de fournisseurs et un changement d'actionnaire : focus sur la collaboration credit manager et directeur achats, groupe ISB

Quelle place prend la gestion du risque fournisseurs dans la collaboration entre acheteurs et financiers au sein d'ISB?

Jean-Louis Camici, directeur achats: Dans une entreprise comme la nôtre, spécialisée dans l'importation et la transformation de bois, le pilotage des risques fournisseurs à l'international est au coeur de la collaboration entre acheteurs et financiers. Et pour cause : nous achetons pas moins de 800 000 m3 de produits à base de bois auprès de plusieurs centaines de fournisseurs répartis dans près de 40 pays sur trois continents. Soit des dépenses de l'ordre de 140 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 220 millions d'euros. D'où l'impérieuse nécessité pour nos deux directions toutes deux rattachées à la direction générale, de collaborer sur un tel chantier.

Pour les fournisseurs étrangers, notre collaboration passe par une expertise technique du credit management sur les éléments récupérés par les acheteurs.










Patrick Flament, responsable du credit management: L'un des points stratégiques de notre collaboration est de récupérer et d'analyser l'information juridique et financière relative à nos fournisseurs stratégiques. Pour ce faire, nous recourons depuis plus de dix ans à la base de données Ellisphere, spécialiste de l'information BtoB, utilisée pour la France mais inopérante pour les fournisseurs étrangers. La collaboration achats-finance passe ainsi par une expertise technique du credit management sur les éléments juridiques et financiers récupérés par les acheteurs. La décision de travailler ou non avec un fournisseur - en cas, notamment, de manque de solvabilité- revient in fine à la direction des achats. En ce qui concerne les fournisseurs hors de la zone Europe, où la disponibilité des informations financières est encore moins assurée, l'intervention du credit management est moins systématique.

Jean-Louis Camici: En effet, dans ce cas précis, les achats oeuvrent alors davantage en autonomie. Ils misent sur un système de scoring propre à évaluer la solvabilité financière du partenaire, sa performance opérationnelle, son respect des normes environnementales, telle la certification PEFC portant sur la traçabilité des produits et le respect du développement durable, etc. Plus encore, nous effectuons des audits réguliers sur place afin de nous assurer de la fiabilité de nos fournisseurs. La direction financière peut être sollicitée ponctuellement en matière d'analyse des éléments financiers. C'est dire si notre relation avec la finance s'est longtemps concentrée sur la gestion du risque fournisseurs! Mais, fin 2014, la collaboration entre nos deux directions a pris une tournure nouvelle à la suite du changement d'actionnariat.

A suivre : la sortie du groupe Wolseley et son impact sur la collaboration finance/achats