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Porter la stratégie digitale de l'entreprise ? 10 bonnes pratiques et un rôle clé pour le Daf

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Peu d'entreprises ont mis en place une vraie stratégie digitale. Transversal, le Daf est bien souvent porteur de cette stratégie. Voici 10 bonnes pratiques pour que transformation digitale rime avec performance financière.

Porter la stratégie digitale de l'entreprise ? 10 bonnes pratiques et un rôle clé pour le Daf

Près d'un tiers des dirigeants (31%) affirme que leur entreprise investit plus de 15% de son chiffre d'affaires dans le digital : c'est l'un des enseignements de l'étude "Digital IQ" du cabinet d'audit et de conseil PwC, dont la 7ème édition vient de paraître. Des investissements qui ont une visée stratégique :

- 45% des dirigeants d'entreprise qui investissent dans le digital le font pour accroître leur chiffre d'affaire,

- 25% recherchent une amélioration de l'expérience client et 12% visent une hausse de la rentabilité.

Cependant, comme le souligne Loïc Mesnage, associé Transformation & Management chez PwC, " Le numérique est sur toutes les lèvres mais peu de personnes comprennent les bonnes pratiques qui, au plus haut niveau, génèrent de la performance ". Voilà pourquoi, en annexe de son étude, PwC propose 10 bonnes pratiques afin que les investissements numériques, de plus en plus conséquents, s'inscrivent sur du long terme.


Même objectif pour toutes les directions

Premier conseil : la transformation digitale doit être portée par le chef d'entreprise et moins par le DSI. Ce qui permet au digital de toucher toutes les activités de l'entreprise, sans exception. Mais - deuxième conseil - les dirigeants responsables du digital sont nécessaires pour établir une stratégie digitale. Le DSI mais aussi le Daf fixent le cap de la transformation digitale.

Un cap qui doit être partagée par tous (3e bonne pratique) : comme le souligne Loïc Mesnage, " quand une entreprise et ses dirigeants travaillent tous vers un même objectif, les chances d'optimiser l'investissement sont plus élevées ". D'où le rôle du Daf : à la fois responsable du digital et bénéficiant d'une vision transverse, il est capable de rallier l'ensemble des directions en s'adressant à leurs problématiques particulières et communes.

Enfin, 4e et 5e bonnes pratiques, les dirigeants ne doivent pas être les seuls à être persuadés du bien fondé de cette transformation digitale : la stratégie digitale doit être communiquée à tous les collaborateurs et doit aussi s'alimenter auprès des analystes sectoriels, des clients et des écosystèmes vendeurs afin d'être au fait des dernières nouveautés.

De l'importance de la mesure

Une stratégie digitale qui - 6e conseil de PwC - doit avoir une feuille de route : aujourd'hui, selon l'étude "Digital IQ", seules 53% des entreprises disposent d'une feuille de route complète, comprenant leurs capacités et leurs processus business ainsi que leurs ressources digitales, contre 63% il y a 4 ans.

PwC parle également de l'importance de se différencier vis à vis de ses concurrents grâce au digital (7e conseil). Et, via le fameux Big Data, d'exploiter la valeur des données (8e bonne pratique): les entreprises les plus performantes de l'étude perçoivent mieux le potentiel commercial de l'exploitation des données, notamment les données de tiers (à 78%), les données du cloud (70%), les données issues des réseaux sociaux (69%) et les données de géolocalisation (64%).

La neuvième bonne pratique est encore à destination des Daf : l'évaluation et la planification des risques. Les experts de PwC conseillent de faire une analyse de risque entouré de spécialistes à chaque développement d'un nouveau produit ou d'un nouveau service.

Dernier conseil, enfin, qui parlera aux Daf : la mesure des résultats des investissements dans le digital. " Les dirigeants d'entreprise et leurs conseils d'administration exigent de constater la valeur tirée de l'investissement dans les technologies digitales. Démontrer les résultats exige de combiner des outils de mesure traditionnels (le ROI par exemple) pour évaluer la réalisation des objectifs de croissance et d'autres, plus modernes (le " cybermetrics "), pour mesurer les transformations résultant de cet investissement. " Le Daf doit donc faire sa transformation digitale également dans ce domaine-là.