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J'instille une culture financière aux managers de ma société

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Partager avec l'ensemble des managers de son entreprise les fondamentaux de la gestion: c'est l'objectif du Daf de Kalidea. Pour ce faire, Jean-François Boisson a endossé le costume de professeur de finances.

Chez Kalidea, groupe francilien de 200 salariés, du directeur marketing au responsable du système d'information, tous les managers, soit une trentaine de personnes, maîtrisent les fondamentaux de la finance d'entreprise. Instauré en juillet 2011, ce G30 est composé des managers du groupe et représente les divers services de l'entreprise: commercial, marketing, logistique, achats, comptabilité... Tous sont initiés par Jean-François Boisson aux essentiels de la finance d'entreprise.

La première forme d'accompagnement concerne le plan de formation. « Sur notre budget formation, soit 100 000 euros en 2011, expose Jean-François Boisson, environ 20 % concerne le middle management. » De plus, une démarche originale a été mise en place: dispenser au G30 un cours théorique, administré par le Daf, afin que chacun d'eux comprenne les enjeux financiers des thèmes retenus.

@ © Arnaud Olszak

JEAN-FRANCOIS BOISSON, DAF DE KALIDEA

« Je suis satisfait d'avoir fait comprendre des notions éloignées du quotidien des managers. »

FORMER ET EXPLIQUER POUR ASSOCIER

Jean-François Boisson aborde avec le G30 des sujets transversaux, selon un process bien défini. Premier thème sélectionné: le cash. D'où un cours de trésorerie avec un important effort de vulgarisation et un lexique des essentiels: flux, fonds de roulement, choix des configurations... « Je me suis efforcé d'expliciter ces termes, pourquoi le cash était important et comment chacun, à son niveau, peut y participer. Pour certains, comme les acheteurs, l'exemple était évident, pour d'autres plus compliqué. »

Le deuxième sujet concernait la productivité. La leçon visait, notamment, à faire admettre que si les charges, traduites traditionnellement par moyens affectés, augmentent au même rythme que les revenus, il n'y a pas d'amélioration du résultat. Puis, un indicateur de productivité pour chaque service a été défini sur propositions du G30. Ainsi, pour les RH, l'indicateur se décompose comme suit: (salaires et charges de l'équipe + charges directes) / (le nombre d'employés + sorties + entrées). Autre exemple, l'indicateur du service commercial: marge brute / coûts salariaux de l'équipe et prospection.

Le thème du moment porte sur la RSE. Après l'identification des chantiers qui correspondent aux chapitres de la norme (gouvernance d'entreprise et relation avec la communauté locale, relations / conditions de travail et droits de l'homme, environnement, loyauté des pratiques et relation avec le consommateur), il revient à un groupe de travail, issu du G30, de définir les parties prenantes puis d'analyser, à partir d'un questionnaire ad hoc, les actions déjà entreprises pour chacun des chapitres et avec chacune des parties prenantes. Tout cela aboutira à un profil de l'entreprise en matière de RSE.

Jean-François Boisson se dit très satisfait d'« avoir réussi à faire comprendre en quelques slides des notions éloignées du quotidien des managers ».

Cet accompagnement du middle management, sur lequel la direction table pour améliorer sa productivité, a eu un effet collatéral considérable: les missions du Daf sont désormais mieux connues et son rôle valorisé.

REPERES

Raison sociale: SLG SA
Activité: Services aux entreprises
Forme juridique: SA à directoire
Dirigeante: Sandra Le Grand
Effectif: 200 salariés
Chiffre d'affaires 2011: 70 MEuros

Mot clés :

FLORENCE LEANDRI