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Du financement de l'innovation...

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« Aux Etats-Unis, l'aide aux PME innovantes fait partie des priorités depuis les années 1950. »

« Aux Etats-Unis, l'aide aux PME innovantes fait partie des priorités depuis les années 1950. »

Elle est souvent le domaine réservé des directions générales... Et pourtant, l'innovation est aussi une affaire de Daf. Pourquoi? Parce que, si elle se heurte à des questions de culture d'entreprise, d'ambition, d'idées, l'innovation pâtit également, dans notre pays, d'un cruel manque de moyens financiers. Très gourmande en fonds propres, elle grève la capacité d'autofinancement des entreprises, particulièrement des PME et ETI (entreprises de taille moyenne) et les conduit, le plus souvent, à dépendre de facteurs exogènes - levée de fonds, prêts bancaires et aides diverses et variées - sur lesquels nous avons d'ailleurs choisi de faire le point dans le dossier de ce numéro 3 (lire pages 33 à 45).

L'innovation, ce facteur-clé de compétitivité et de croissance, se heurte à un banal problème de financements... Le constat n'est pas nouveau. Dès 1983, le gouvernement Mauroy s'y est penché, créant le crédit d'impôt recherche, une spécificité fiscale française incitant les entreprises à investir en recherche et développement. Depuis, le dispositif a connu de nombreuses adaptations, jusqu'à ce coup de rabot que lui a infligé la dernière loi de finances, rendant beaucoup plus restrictive cette niche fiscale pourtant génératrice de valeur.

Aux Etats-Unis, l'aide aux PME innovantes fait partie des priorités gouvernementales depuis les années 1950. Au-delà des subventions, les divers gouvernements n'ont eu de cesse de favoriser l'accès des PME innovantes aux marchés publics et de donner un signal fort qui incite, à son tour, les acteurs privés - investisseurs, business angels et même banques - à soutenir financièrement les «pépites» de leur pays. Les résultats sont là: d'Apple à IBM, l'Amérique compte une myriade de grandes entreprises ultra-innovantes que le monde entier lui envie. En France, paraît-il, on n'a pas de pétrole mais des idées... Alors, qu'attendons-nous pour en tirer les conséquences?