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« 16 mois qui peuvent changer une vie »

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Directeur financier d'ev3 devenu dg peu avant le rachat de l'entreprise par Covidien, Jérôme Marzinski a suivi, de septembre 2010 à janvier 2012, le Trium Global Executive MBA.

« Un bouillon intellectuel, culturel, émotionnel », c'est ainsi que Jérôme Marzinski définit l'expérience que représente un EMBA.

Quand, en 2009, Daf depuis deux ans de la business unit internationale chez ev3, il se voit proposer la direction générale, il accepte, ravi de pouvoir (enfin) s'impliquer auprès des vendeurs. Peu de temps après, son ancien président, devenu COO du groupe, lui suggère de suivre un EMBA. « Une chance de consolider mes compétences de patron opérationnel d'une entreprise internationale. » Face à la direction du groupe, américaine, qui ne pense qu'à Harvard, Jérôme Marzinski plaide pour le Trium Global Executive MBA, né de l'alliance de la New York University Stern School of Business (NYU Stern) avec la London School of Economics and Political Science (LSE) et HEC Paris. Avec des arguments de poids: « Harvard, c'est du full time, 1 20 000 dollars et plus de 14 mois de présence sur le campus! Ingérable lorsque l'on est en poste. » La formule du Trium, plus flexible, arrive deuxième du classement Financial Time et revendique une forte exposition internationale, qui fait sens avec le parcours du futur impétrant. Il privilégie aussi un EMBA pratique, d'où la mise à l'écart de celui de Lausanne (qui débute par une remise à niveau sur neuf semaines consécutives). Et c'est le ressenti des entretiens exploratoires qui lui permet de trancher entre l'EMBA de l'Insead et le Trium. Après un entretien final le 15 février 2010 à New York, sa candidature est retenue. Jusqu'en septembre, il s'investit dans la préparation académique et met à profit cette période pour définir une organisation avec sa direction et ses équipes. « Je partais entre 8 et 1 5 jours par trimestre: d'où un staff meeting téléphonique par semaine avec mes six collaborateurs directs pour l'opérationnel et un staff meeting face-to-face par trimestre avec l'équipe élargie, c'est-à-dire 12 personnes. » Quant au suivi quotidien et individuel, il se fait par téléphone et s'ajuste selon le lieu où se situe Jérôme Marzinski (Londres, New York, Shanghai, Paris, Chennai - ex-Madras en Inde -, et à nouveau New York), ses heures de cours et la localisation de ses interlocuteurs. Les journées sont longues: à Londres, le créneau réservé pour ses collaborateurs français allait de 7 h 30 à 8 h 30, heure de début de cours, le soir étant consacré aux interlocuteurs américains. « Sans oublier le travail à fournir dans le cadre du EMBA. J'ai pleinement apprécié mon BlackBerry et le soutien de mon assistante. » D'autant que trois mois avant le début des cours, ev3 est rachetée par Covidien: « Le premier module new yorkais a été le plus lourd à gérer: académiquement et en raison de l'intégration consécutive au rachat. » Le manager se souvient encore des reproches de ses collaborateurs: « L'équipe était au point techniquement mais jeune ; d'où un sentiment d'abandon dans une période très délicate. »

JEROME MARZINSKI, DIPLOME EMBA DE TRIUM GLOBAL EXECUTIVE MBA

« En plus d'un champ opérationnel élargi et d'un réseau multiculturel et solidaire, je dispose d'une palette d'outils plus large et je vais plus vite. »

Car l'EMBA réclame investissement, capacité de travail et support inconditionnel de sa famille. En contrepartie, le diplômé a pris de la hauteur et de l'ampleur: « J'avais une boîte à outils pour gérer le business ; désormais, en plus d'un champ opérationnel élargi et d'un réseau multiculturel et solidaire qui fonctionne 24 heures sur 24, je dispose d'une palette d'outils plus large et je vais plus vite. »

Enfin, il convient d'intégrer une statistique non officielle mais vérifiée: deux tiers de ceux qui ont suivi un EMBA transforment leur carrière. Par volonté ou par réaction comme Jérôme Marzinski. A sa sortie du EMBA, l'intégration de la société ev3 finalement réalisée, il décide de donner un nouvel élan à sa vie professionnelle et quitte la société Covidien, qui souhaitait néanmoins lui confier de nouvelles responsabilités.

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FLORENCE LEANDRI